Le vigneron

François Maujard 

François Maujard

  • Grey LinkedIn Icon

Né à Thionville, le vigneron rugbyman grandit dans la petite commune de Richemont. A Nancy, il décroche un DUT de comptabilité et de finances puis une licence d’économie, mais son activité professionnelle ne lui convient pas. « En pleine crise des subprimes en 2008, je suis rattrapé par mon sens moral et éthique. J’ai recherché une activité qui me plaise et qui ne nuise à personne », reconnaît-il. Il change alors de filière pour se tourner vers la viticulture: « J’ai toujours été entouré par des gens qui appréciaient le vin, comme boisson mais surtout par fierté. Le vin et la vigne font partie du patrimoine ». Il part en Bourgogne pour effectuer une formation commerciale, en alternance, dans le secteur viticole.

 

Une rencontre va être décisive pour le jeune Mosellan : « Thibault Liger-Belair, viticulteur à Nuits-Saint-Georges me convainc de rentrer directement dans une formation agricole. Il me propose un contrat de formation en alternance et je prépare, grâce à lui, un brevet de technicien supérieur agricole (BTSA) de viticulture et œnologie à Beaune », précise François Maujard. Il garde un excellent souvenir de ces années. « J’ai effectué ces études avec des gens passionnés par la vigne et le vin. C’était une expérience géniale. » Dans le cadre de cette formation, il effectue des recherches sur les plus petits vignobles de France et rencontre les représentants de l’Organisme de Défense et de Gestion de l’AOC Moselle. L'opportunité de créer son domaine dans sa région natale se dessine. 

BTS en poche, il revient en Moselle. Il travaille un temps dans l'immobilier puis l'opportunité de créer son domaine se présente au début de l'année 2016. Il installe son chai de vinification à Marange-Silvange, une commune située à un quart d'heure au nord de Metz, qui compte désormais trois vignerons. Il peut désormais exercer son métier en accord avec son éthique personnelle. « J’ai fait le choix de la culture bio. Ce qui nécessite beaucoup de travail à la main. En ce qui concerne la vinification, le vin se révèle lui-même, je veille simplement à ce qu’il développe son potentiel. Je dois avant tout apprendre à connaître mes terroirs pour pouvoir mieux les travailler. »

Voir aussi